Grande distribution: une idée écolo que vos clients adoreraient

Ca y est. Nous sommes passés au niveau 2 de la consommation. Depuis les naissances de nos enfants, mon mari et moi sommes convertis aux courses en ligne pour nos consommations courantes.

Les stratégies marketing ont bien fonctionné

Lors de ma première grossesse, nous avons découvert que les livraisons étaient gratuites pour les femmes enceintes. Puis, elles le sont restées parce que nous avons exploité les offres permettant d’économiser ce coût. Aujourd’hui, on ne peut plus s’en passer. La présentation sur le site internet permet d’identifier plus facilement les produits les moins chers que dans un rayon physique. On ne se déplace plus pour acheter. Exit les achats d’impulsion. Bonjour les économies. Adieu la foule du samedi, la queue en caisse. Bonjour la liberté gagnée. On peut même sauvegarder ses listes de courses pour ne pas avoir à rechercher à nouveau les produits à chaque commande. C’est génial.

Les avantages de ce système en matière de développement durable

  • Le coût écologique du déplacement est amélioré. Comparez: vingt clients qui se déplacent individuellement en voiture pour faire leurs courses plus ou moins loin de chez eux, et sans remplir complètement leur coffre, versus un camion rempli à ras bord qui fait une tournée optimisant le kilométrage, cela économise un sacré carburant ou une bonne dose d’électricité, en cas de véhicule électrique. Bon, j’avoue, cet argument n’est pas valable pour ceux qui se rendent au supermarché à pied ou en transport en commun.
  • Il y a moyen de grouper les commandes alimentaires et non alimentaires pour constituer un volume significatif qui justifie la livraison. J’avoue tout de même que je serais parfois preneuse d’une offre en ligne encore plus variée. Ce que l’on trouve en hypermarché est actuellement plus diversifié que ce qui est proposé en ligne.
  • Même pour certains petits volumes de commande, la livraison peut être écologique. Par exemple, lorsqu’on livre le même jour dix célibataires d’une même rue ou le couple isolé à proximité d’une famille nombreuse. Il y a peut-être un marketing spécifique à développer pour les « petits » foyers à proximité des « gros ».
  • La livraison à domicile squizze TOUTE l’étape du supermarché. Pas d’effort de présentation de produits sur des rayons. Pas de supports physiques de publicité. Pas de caisses. Pas de personnel nombreux se déplaçant chaque jour pour entretenir correctement l’exploitation. Pas de rayons réfrigérés par petits volumes, dont on ouvre les portes constamment. Tout est stocké dans des entrepôts, si besoin réfrigérés, et sera livré directement chez le consommateur. La communication se limite à internet. Alors bien sûr, cela a un impact social pour lequel il faudra trouver des solutions: si les supermarchés physiques perdent du chiffre d’affaire par rapport aux livraisons, alors ce sont autant d’emplois qui sont supprimés ou modifiés, et un paysage géographique ou économique local qui peut changer. C’est ici que l’on voit à quel point les trois composantes du développement durable -sociale, environnementale et écologique- sont imbriquées. Cependant, je continue à croire que ce système est prometteur y compris en matière de responsabilité sociétale.

Ce qu’il manque actuellement…

Il y a un avantage de ce système que je ne trouve aujourd’hui qu’en magasin: la gestion des emballages et conditionnements. Depuis quelques années, la grande distribution « responsable » type Biocoop s’est tournée vers l’offre de produits en vrac. Elle a été suivie par les plus grandes enseignes. Le principe, c’est que le consommateur peut acheter exactement la quantité dont il a besoin, qu’il verse dans un contenant standard et neutre, souvent plus écologique (sans publicité, sans effort marketing, recyclable, rechargeable, …). CETTE OFFRE N’EXISTE PAS POUR LA LIVRAISON A DOMICILE.

Pourtant, les livreurs remplissent leurs camions et les ramènent vides aux entrepôts. La moitié (retour) du trajet pourrait donc être utilisée. Ce que j’aimerais, c’est pouvoir acheter les quantités de mon choix pour toutes sortes de matières premières qui s’y prêtent, et rendre au livreur les emballages vides. Au fournisseur ensuite de les récupérer, les traiter si besoin, et les réutiliser. Accessoirement, je préfèrerais qu’on me fasse payer seulement ce traitement plutôt que la conception et la fabrication de nouveaux conditionnements et emballages pour tous les produits. De plus, ce traitement serait nécessairement à faire dans notre pays, voire à proximité des lieux de livraison les plus importants. On encouragerait ici une économie locale et on réduirait les coûts écologiques du transport d’emballages, par rapport à une fabrication industrielle importée. Par exemple, celui qui consomme 30g de Corn Flakes chaque matin, soit 22 boîtes de 500g à l’année, consomme actuellement 5Kg de carton par an. Une belle marge d’action, non?

Ce serait une bonne initiative en rapport avec les stratégies développement durable de différents groupes.

Professionnels de la grande distribution, qu’en pensez-vous? Travaillez-vous déjà sur ce sujet?

Par Gwénaëlle RAGOT

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Un commentaire sur « Grande distribution: une idée écolo que vos clients adoreraient »

  1. Salut! Personnellement, je trouve que la grande distribution est totalement anti écolo… Je n’y mets pas les pieds!!!
    Surtout pour l’alimentation. Mais c’est vrai qu’en ville, c’est plus difficile que dans mon coin. Il y a quand même les AMAP 😉

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